La vitesse

Naviguer vite, voyager loin

 « Monsieur, Je suis très heureux de pouvoir vous être agréable et vous remercie d’avoir songé à moi pour être votre parrain à l’Union des Yachts. J’espère que ce nouveau confrérie me fournira l’occasion de renouveler votre connaissance. »

Lorsque Gustave Caillebotte écrit à Paul Signac en 1892, ce-dernier est un navigateur confirmé de 29 ans qui a eu 5 bateaux. Signac navigue en effet depuis l’âge de 17 ans. Dès qu’il en a l’occasion, il prend la mer pour de longues et périlleuses croisières, pour des régates qu’il remporte presque systématiquement ou des expéditions artistiques, en embarquant son matériel à la recherche de nouveaux sites à immortaliser.

Les thèmes de la mer et de la navigation l’inspireront tout au long de sa carrière. Il sera d’ailleurs nommé Peintre Officiel de la Marine à l’âge de 52 ans, en 1915.

 

Paul Signac est

épris de vitesse.

Lorsqu’il ne fait pas gonfler les voiles de son bateau, le peintre enfourche sa bicyclette, avec laquelle il aime rouler le plus vite possible sur les routes de Provence, où il passe toutes ses vacances. Le cycliste s’engage parfois dans des périples plus ambitieux, et peut alors pédaler jusqu’en Italie…

 

De voyages en traversées, Signac est constamment en mouvement.

 Il a visité Londres, Constantinople, les ports hollandais, plus tard il fera le tour des Ports de France … La naissance de l’automobile à la toute fin du XIXe siècle lui offre une nouvelle occasion d’aller vite ! En 1900, il sera le deuxième résident du Var à obtenir son permis de conduire. Dès lors, il s’emploiera à tester tous les modèles existants : Peugeot, Bugatti, Citroën, Ford… Fasciné par la mécanique de ses véhicules, il est toujours à la recherche de la meilleure huile pour son moteur où de nouvelles pièces détachées… Résolument moderne et ancré dans son temps.

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